L’Île-de-France est la région française comptant la plus forte densité d’établissements SSR, avec une part importante de l’offre assurée par le privé lucratif. Les chiffres fournis par l’ATIH (Agence technique de l'information sur l'hospitalisation) illustrent ce poids spécifique (ATIH) :
- Plus de 110 établissements privés dotés d’une autorisation SSR, répartis dans tous les départements franciliens.
- Près de 5000 lits et places de SSR privés, couvrant la majorité des filières (polyvalents, locomoteurs, neurologiques, etc.).
- Environ 45 % des séjours SSR réalisés en structure privée en région francilienne (contre 30 % en moyenne nationale).
- Un accès facilité pour la population active et pour certaines spécialités, notamment en traumatologie, surreprésentée dans le privé.
Ces établissements bénéficient parfois d’un plateau technique moderne (salles de kinésithérapie, balnéothérapie, équipements d’imagerie et télémédecine), d’une offre hôtelière supérieure (chambres individuelles), et de délais d’accès parfois plus courts sur certains territoires, même si des disparités subsistent entre départements.
Une répartition inégale de l’offre et des axes d’amélioration
On observe une forte concentration des établissements dans les Hauts-de-Seine, les Yvelines et le Val-de-Marne, parfois au détriment des zones plus rurales de grande couronne (Seine-et-Marne, Val-d’Oise), où l’équilibre public/privé est essentiel à l’accessibilité des soins.
Sur le plan qualitatif, les indicateurs publiés annuellement (certification HAS, résultats IQSS) montrent que le niveau de prise en charge du secteur privé francilien se rapproche, en moyenne, de celui du public (HAS), avec cependant des marges d’amélioration sur la coordination avec le secteur ambulatoire et l’information des proches.